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Le spectre d'un prochain krach boursier

Chers amis, membres, professionnels de l'immobilier et confrères, notre attention cette semaine est tournée vers la bourse. Dans notre dernier article l'inévitable remontée des taux d'intérêt nous annoncions une hausse des taux d'intérêts, afin notamment de contrer l'augmentation de l'inflation mondiale (pour plus de détails sur les causes de cette montée des taux, cliquer ici).

La hausse des taux cumulée au ralentissement économique va faire baisser la plupart des indices boursiers.

En effet, afin de lutter contre l'inflation, la FED (la FED = La Réserve fédérale, est la Banque centrale des États-Unis) a annoncé une progression des taux d'intérêt étalée sur trois périodes pour l'année 2022 (la première hausse devrait probablement intervenir en mars). Cette décision va provoquer une baisse de la valeur des actions.

Pour mieux comprendre l'impact de l'augmentation des taux sur la bourse, regardons la formule permettant de calculer la valeur d'une action:


Valeur d'une action = dividendes futurs actualisés =

Dividendes futurs pendant n années / (1 + taux d'intérêt)^n


Aujourd'hui, les dividendes futurs sont à la baisse (par l'annonce de la diminution de la croissance) et les taux d'intérêt grimpent. C'est le pire scénario du fait que le numérateur (les dividendes futurs) de notre formule décroît et que le dénominateur (les taux d'intérêt) augmente. Ce double effet provoque une chute de la valeur de l'action.

La spéculation boursière a été dopée par l'injection massive de liquidées dans le marché.

La FED va cesser d'injecter des liquidées dans le marché, action qu'elle a effectuée sans retenue pour soutenir l'économie américaine. Ce changement de stratégie de la FED était attendu, mais elle intervient tardivement. En effet, la FED, la BCE (Banque centrale européenne) ainsi que la BNS (Banque nationale suisse) n'ont pas arrêté de "faire tourner leur planche à billets", alors que l'inflation n'a cessé d'augmenter, pour atteindre 7% en décembre aux USA. Les marchés boursiers ont largement (en fait trop largement) profité de ces entrées massives d'argent et les indices se sont envolés en creusant ainsi l'écart entre l'économie réelle et les indices boursiers.


Marguet Relaexpert blog immobilier différence entre le Dow jones et le PIB mondial
Le PIB et le Dow Jones (ici le PIB est comparé avec le Dow Jones, car ce dernier est représentatif des tendances de l'économie mondiale), créant ainsi une différence entre l'économie réelle et celle des marchés boursiers.
Le NASDAQ, victime des spéculations boursières.

Cet argent gratuit a dopé les marchés et notamment, les indices boursiers du NASDAQ (les sociétés cotées au NASDAQ sont souvent liées au monde de l'Internet ou de l'informatique).Les investisseurs ont vu dans les sociétés cotées au NASDAQ des occasions de décupler leurs gains, en spéculant sur le potentiel de revente de start-up non rentables.

La crise du COVID a provoqué la hausse des grands indices du NASDAQ.

Bien que les GAFA (l'acronyme GAFA désigne quatre des entreprises les plus puissantes du monde de l'internet à savoir : Google, Apple, Facebook et Amazon) maintiennent l'indice du NASDAQ, la crise du COVID a considérablement dopé la valeur de ces sociétés qui maintenant, subissent une correction.En effet, le cours de l'action Netflix a chuté de 42,5 depuis novembre 2021 (avec une dégringolade de 21,8% la seule journée du 21 janvier 2022), Amazone a perdu également 23,5% en quelques semaines.


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Cours du NASDAQ des 6 derniers mois

Les baisses du NASDAQ sont impressionnantes, presque la moitié des sociétés du NASDAQ ont perdu 50% de leur valeur depuis leur plus haut pic enregistré ces 52 dernières semaines.Cette baisse est en fait un retour à la réalité de marché dopé par une spéculation de la TEC américaine, c'est une pure bulle spéculative qui se dégonfle.


Conclusion:

Beaucoup d'indicateurs nous font penser qu'une forte correction des indices boursiers va avoir lieu.

Les voici en résumés:

  1. L'augmentation des taux d'intérêt.

  2. Le maintien d'une forte inflation à travers la planète.

  3. Le ralentissement de l'économie mondiale pour 2022.

  4. La spéculation boursière de ces dernières années, notamment sur le NASDAQ.

  5. L'arrêt de la politique de "l'argent gratuit" de la part des Banques Nationales.

  6. La forte décorrélation entre les valeurs réelles et boursières.

Il est à noter encore, les risques géopolitiques qui, comme on l'a vu dernièrement, peuvent faire chuter les indices (nous pensons à la crise Russie-Ukraine, mais également Chine-Taiwan, Corée du Nord, Iran, etc.).


Pour toute information complémentaire, vous pouvez écrire à notre expert à l'aide de la page de contact, ou commenter cet article.


Sources: Marc Touati, économiste (http://www.acdefi.com), article l'inévitable remontée des taux d'intérêt de Marguet RealExpert, Boursorama (https://youtu.be/K1dTs7j8pis), pour les définitions: Wikipedia.

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